Alors j'ai pris mon plus beau clavier pour écrire à la marque, et voila ce que me repond la société et je suis rassuré !!!
Commentaires suite à l’article sur les assouplissants paru dans la revue Quelle Santé.
L’article met en garde le lecteur sur certains assouplissants qui contiennent des tensioactifs cationiques.
Or les trois assouplissants les mieux notés contiennent des tensioactifs cationiques, mais l’article ne l’indiquant pas, le lecteur peut penser que ces produits n’en contiennent pas.
D’autre part l’article critique longuement les assouplissants parce qu’ils contiennent très souvent des allergènes. De plus ces critiques sont rendues plus convaincantes avec une belle citation d’une Dr allergologue et dermatologue. Tout cela est très bien.
Malheureusement les assouplissants que l’article a qualifié de meilleurs, contiennent des substances officiellement reconnues allergènes, nous avons pu le vérifier sur leur composition ou par la composition des huiles essentielles utilisées :
- Celui qui ressort le meilleur « 4 étoiles » contient quatre substances allergènes étiquetables : linalool, limonène, citral, benzyl alcool.
- Le deuxième également « 4 étoiles » contient 1 allergène étiquetable : limonène
- Le troisième « 3 étoiles » contient 1 allergène étiquetable : linalool
- Le quatrième « 3 étoiles » ne contient pas d’allergène étiquetable.
- Le cinquième « 3 étoiles » ne contient pas d’allergène étiquetable.
- Le sixième « 2 étoiles » contient 1 allergène étiquetable : linalool
- Le septième aucune allergène étiquetable et même encore moins puisque l’étiquette précise « sans allergènes », ce qui veut dire que le fabricant n’a pas sélectionné ses matières premières pour que les taux d’allergènes soient au dessous des seuils de façon à ne pas avoir à les déclarer, mais qu’il a fait une sélection beaucoup plus poussée de façon à éliminer toutes les matières qui contiennent des allergènes. Et avec une sélection aussi poussée, cela élimine une très grande partie des huiles essentielles (voir dans le fichier joint des informations précises sur les huiles essentielles).
De plus sa sélection ne s’est pas arrêtée seulement au critère « sans allergènes », mais également « sans substances classées CMR », ce qui éliminent par exemple les huiles essentielles de cèdre qui contiennent des cédrènes, ….
De plus il s’est interdit aussi les substances classées toxiques pour l’environnement, par exemple le limonène, présent dans de nombreuses huiles essentielles, qui est non seulement classé allergène, mais également très toxique pour l’environnement avec effet néfaste à long terme sur les organismes aquatiques R50/53.
De plus les matières actives sélectionnées pour la réalisation de cet assouplissant sont toutes d’origine végétale.
Ce produit de la gamme L’Arbre Vert n’a sans doute pas obtenu ce classement moyen à cause de ses performances, car il n’en est nullement question dans l’article (on peut cependant noter qu’il est classé derrière le 5ième pourtant mal jugé « aucune efficacité, même sur les matières les plus souples : le linge reste rêche et le repassage n’est en aucun cas facilité » et derrière le 4ième mal jugé également « la poudre qui s’agglomère …, le linge n’est ni plus doux ni plus souple ».
Mais son packaging n’a pas plu à l’évaluateur (ce qui n’est pourtant pas primordial dans une revue de Santé) pour les raisons suivantes :
· Emballage noté peu économique :
o Le produit à la dose d’utilisation est un des moins chers : avec le produit classé n°1 d’une contenance de 1 litre et d’une dose moyenne conseillée de 30 ml on peut réaliser 33 utilisations et avec l’assouplissant L’Arbre Vert 750 ml et sa moyenne conseillée de 18 ml on peut réaliser 40 utilisations soit 20% de plus avec un flacon 25% plus réduit.
o Le poids d’emballage ramené à la dose est aussi un des plus légers
o Le volume d’emballage ramené à la dose est un des moins encombrants donc moins de transport et moins de déchet.
· Absence de bec verseur : l’évaluateur n’a pas eu la perspicacité de voir que le bec verseur était superflu, car le col du flacon est équipé d’une lèvre anti-goutte pour permettre un dosage facile et une utilisation sans risque de coulures sur le flacon. La suppression du bec verseur permet d’avoir un packaging plus économique.
· Absence de poignée : l’évaluateur a signalé la présence de poignée comme un « plus » pour certains produits. Au niveau économique, c’est plutôt un « moins », en effet un flacon avec poignée entraîne une consommation plus importante de plastique, des cycles de fabrication plus longs, des volumes en transport plus importants, donc des coûts supplémentaires. Pour ces raisons, lorsque la taille et le poids du flacon sont peu importants, une étude d’éco-conception bien menée préconise de ne pas mettre une poignée sur un emballage de ce format.
L’assouplissant L’Arbre Vert n’a pas de label, c’est vrai, parce que l’écolabellisation de ce type de produit n’est pas encore possible avec L’Ecolabel Européen. L’Arbre Vert a choisi, parmi les labels, l’Ecolabel Européen car ce label oblige à s’intéresser à la biodégradabilité ultime en aérobiose et en anaérobiose et à l’écotoxicité des composants utilisés de façon à avoir le moins possible d’impact sur l’environnement. Pour son assouplissant L’Arbre Vert respecte tous les critères communs aux 4 textes de l’Ecolabel Européen concernant les produits d’entretien ménager. Il est possible que des produits ayant ce label utilisent des matières actives d’origine pétrolière, mais il n’est pas interdit à un fabricant de choisir des matières d’origine végétale, c’est le choix qu’a pris L’Arbre Vert.
Il est important de ne pas se laisser obnubiler par les compositions d’origine végétale en oubliant d’informer les consommateurs que dans les produits d’origine végétale, il n’y a pas que des substances chimiques inoffensives ou bienfaisantes pour l’homme et pour l’environnement. Le rédacteur de l’article des assouplissants doit certainement le savoir. En effet de nombreuses huiles essentielles couramment utilisées contiennent des substances chimiques naturelles classées allergènes : citral, linalool, limonène, géraniol, citronellol, eugénol, … des substances chimiques naturelles classées toxiques pour l’environnement : camphène, citronellol, citronellal, limonène, nerolidol, terpinéol, … et des substances chimiques naturelles classées CMR (cancérigène, mutagène, reprotoxique) : camphor, phenol, safrole, cédrène, …
Les huiles essentielles sont des mélanges créés par les plantes avec de nombreuses molécules chimiques naturelles, il est possible d’en extraire les molécules intéressantes, c’est à dire celles qui ne sont pas allergènes, celles qui ne sont pas classées toxiques pour l’environnement, celles qui ne sont pas classées CMR et de les recomposer de façon à obtenir des odeurs agréables (car ces molécules naturelles prises individuellement n’ont généralement pas une odeur très appréciée). Ces recompositions ne peuvent évidemment pas être appelées « huiles essentielles », le seul mot existant actuellement est le mot « parfum » auquel on peut ajouter « d’origine naturelle ». Ces recompositions ne permettent pas de reproduire exactement des odeurs naturelles, car les molécules allergènes contenues dans les odeurs naturelles ont souvent une influence importante sur l’odeur, par exemple l’huile essentielle de lavande contient environ 30% de linalool, si l’on retire de la composition de l’huile essentielle de lavande le linalool (allergène), l’odeur de cette composition sent plus le foin que la lavande. Si on veut que la composition ait une odeur plus proche de celle de la lavande, il sera nécessaire de remplacer le linalool par une ou plusieurs autres molécules naturelles, mais il restera toujours une différence plus ou moins légère qui peut faire penser à des parfums de synthèse, comme l’a noté l’évaluateur.
Il est noté aussi dans l’article que tous les tensioactifs sont peu biodégradables. Le rédacteur doit certainement savoir que les tensioactifs peu biodégradables en aérobiose sont désormais interdits dans les détergents (les assouplissants sont classés dans cette catégorie) par le Règlement 648/2004. Les produits écolabellisés ont en plus l’obligation d’utiliser des matières actives rapidement biodégradables non seulement en aérobiose, mais elles doivent être aussi biodégradables en anaérobiose.
Nous espérons pour le respect de ses lecteurs que Quelle Santé saura apporter le mois prochain un correctif à cet article.
Je continuerai donc à utiliser cette marque l'Arbre vert écolo. Le partis pris des tests ne peuvent que déprécier et discréditer le contenu d'un magazine ...