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Source d'energie (carburant...)

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lundi, février 23 2009

plateau ou pic de production de petrole conventionnel ?

Quelques mots, dans le rapport attendu de l'AIE 2008 -l'Agence Internationale de l'Energie- jettent le trouble et marquent surtout un changement radical dans l'assurance et les propos note The Gardian.

 

 

 

Les rapports de l'AIE

Alors que la demande d&but 2008 a explosé, dans son rapport 2008 l’AIE suggère pour la première fois que l’approvisionnement mondial de pétrole pourrait toucher ses limites. Bien que la production mondiale totale de pétrole ne devrait pas atteindre son pic avant 2030, la production de pétrole conventionnel ... devrait connaître un palier vers la fin de la période de la projection.

Jamais auparavant un rapport de l’AIE n’avait prévu un pic ou un plateau de la production mondiale de pétrole conventionnel (ce qui est ce que nous entendons lorsque nous parlons de pic pétrolier).

 

 

Tensions petrolieres : entre pic et plateau de production

Jusqu'alors, les rapports successifs de l'AIE prévoyaient déjà des taux d'érosion proche de 3.5% avec une possible pénurie de court terme de pétrole conventionnel à l'horizon 2015, mais passagère si les investissement suivaient. La crise actuelle, après l'euphorie spéculative, gache totalement le tableau, et les majors pétrolières coupent avec force dans leurs investissement et leurs projets.

Pour British Petroleum et l'Institut Français du Pétrole , la date prévisionnelle de pic pétrolier corrobore celle de l'Union Européenne à 2047 (article sur les stocks des matières premières énergétiques)

 

 

Taux de déclin et pic pétrolier

Mais le nouveau rapport publié le mois dernier, contient un message très différent : il prévoit un taux de déclin de 6,7%, ce qui implique un manque de près de 30 mb/j en 2020 a développer ou a trouver d'ici là. Le temps d'une prise de conscience s'avère de plus en plus pressante.

 

 

Quelles solutions ?

"En France, nous n'avons pas de petrole mais des idees", va devoir etre mis en application. Le Grenelle de l'environnement a commencer a donner le ton, avec un plan d'efficacite energetique a mettre en route. Au plan Europeen, le taux d'independance aux energies fossiles vont devoir se monter a 10% en 2020. Est ce que se sera suffisant ? La crise de liquidite et de financement risque de ralentir les investissements pour les energies propres alternatives.

 

Quels seront les plans B ? la reprise du nucléaire dans le monde et un second EPR en France ? A quoi rouleront nos prochains véhicules éléctriques ?

 

A suivre ... 

 

 

Source : World Energy Outlook , The Gardian

 

 

Par EcoloTrader

jeudi, novembre 6 2008

Les sables bitumineux : une source d'énergie sale et chère !

L’augmentation du prix du pétrole ces dernières années a rendu rentable la production de brut synthétique à partir de sables bitumineux, et malgré la chûte récente. le brut de pétrole comme un instrument financier décorrélé de l'offre et de la demande ?

Du sable bitumineux au pétrole

Le procédé d’extraction se déroule en deux phases :

  • Tout d’abord, le bitume est extrait du sable, soit en surface en utilisant ensuite un procédé de séparation à eau chaude, soit par injection de vapeur d’eau à haute pression dans des couches plus profondes.
  • puis, l'épais bitume est amélioré pour devenir un brut synthétique plus léger et de meilleure qualité qui puisse être envoyé dans les raffineries.

Sable bitumineux de l'Alberta 

Les sables bitumineux de la Province de l’Alberta au Canada s’étendent sur environ 150 000 km², quasiment 4 fois la taille de la Suisse…

Les réserves –estimées à 174 milliards de barils– placent le Canada en 2ème position derrière l’Arabie Saoudite. Bien que le gouvernement de l’Alberta et de nombreuses compagnies pétrolières soient enthousiasmés par ces chiffres, la production des sables bitumineux est d’un point de vue environnemental beaucoup plus controversée.

Le procédé de production consomme jusqu’à 30% de l’énergie contenue par le pétrole extrait. Ceci représente 3 fois la quantité utilisée pour une extraction classique et se fait en brûlant du gaz naturel relativement propre. De ce fait, le Canada est entrain de s’écarter de façon inquiétante de ses objectifs de Kyoto.

De plus, cette production requiert de gros volumes d’eau et laisse derrière elle des paysages dévastées et de vastes étendues de marres toxiques.

Pour ces raisons, la production de sables bitumineux n’est pas une voie à suivre dans un monde sous contrainte carbone.


 Challenges par Hirtzmann Ludovic

 

Désenchantement en Alberta

Et pas d'encouragement à chercher du côté de Robert Kavcic, économiste de la Bank of Montreal Capital, qui pronostique un ralentissement. «Après quatre ans de croissance très forte (+ 7% en 2006), l'économie de l'Alberta va ralentir et tomber à 2% en 2008, puis à 1,3% en 2009, prévoit-il. Le marché de l'emploi, les dépenses de consommation et l'immobilier devraient aussi se contracter durant les deux prochaines années.»
La baisse des cours du pétrole est passée par là. A Fort McMurray, la Mecque pétrolière de cette province de l'ouest canadien, quand le prix du baril battait record sur record, les employeurs se battaient pour trouver une main-d'oeuvre rare qu'ils payaient cher, et multipliaient les forages. Il faut dire que cet eldorado glacial recèle les deuxièmes réser- ves d'or noir de la planète, derrière l'Arabie saoudite. Hélas, l'exploitation de ce pétrole, extrait des sables bitumineux, coûte très cher et pollue. Et ce coût n'a fait que grimper, du fait de la rareté de la main-d'oeu- vre, du durcissement des contraintes environnementales et de la hausse des prix de l'acier, de l'essence, du gaz et des distillats indispensables au traitement de ce bitume.

Du coup, «certains projets qui nécessitent que le prix du baril soit à 80 ou 100 dollars pour être rentables ne le sont plus quand le pétrole passe sous la barre des 70 dollars, souligne Robert Kavcic. Même si, à long terme, l'Alberta est un endroit où les entreprises pétrolières peuvent disposer de matières premières à l'abri des turbulences politiques».


Investissements à la baisse


Fin octobre, les principaux groupes pétroliers canadiens, qui ont largement investi dans cette partie du pays - 67 milliards de dollars depuis sept ans -, ont donc revu leurs investissements à la baisse.
Le plus ancien opérateur, le géant Suncor Energy, va réduire d'un tiers ses dépenses en 2009, même si ses profits demeurent confortables : 815 millions de dollars au troisième trimestre, contre 538 millions en 2007. «Notre objectif est de nous assurer que nous vivons en fonction de nos moyens à une période où les marchés sont incertains», a justifi é Rick George, chef de la direction de Suncor Energy. Petro-Canada et Nexen diminueront aussi la taille de leurs projets en cours. «La majorité des producteurs nord-américains fait face à un resserrement du marché du crédit qui pourrait limiter les dépenses et la croissance en 2009», soulignent les analystes pétroliers Mark Legett et Kent Por- teous de BMO Capital Markets. La baisse du prix du baril a déjà eu des conséquences sur les sous-traitants. Notamment dans le secteur de la construction, qui pourrait perdre 10 000 emplois en 2009.
Les effets d'un ralentissement de la demande d'or noir pourraient aussi être dramatiques pour une économie canadienne très dépendante des ressources naturelles et du pétrole de l'Alberta (voir graphique).

 

 

...

lundi, mai 12 2008

OLMIX : le plein d'algues pour ma voiture ! (projet MORGANE)

 

Selon Agrisalon, Olmix présenterait la première voiture au monde qui roule aux algues vertes dans le cadre du 28e Tour automobile de Bretagne (du 10 au 12 mai 2008).

 

olmix

Pour l’heure pas de photos disponibles. L'article complet consultable d'Agrisalon : ici


olmix_algues_tour_de_bretagne_01

 

 

En fait la voiture roulerait au gaz naturel de fermentation des algues (et autres déchets agricoles -Lire le process de transformation ) ramassées sur les côtes de Bretagne.

 

Un beau projet, dont même les américains parlent comme sur AutoBlogGreen -Greendaily.com .  

Et les algues ne manquent pas, malheureusement, dû essentiellement au déséquilibre physico-chimique des eaux de Bretagne. Dailleurs la Commission Européenne menace toujours de porter plainte contre la France, pour ses eaux non-conformes à la législation référente.

 

Selon le CEVA, le Centre d'Etude et de Valorisation des Algues, voici deux tableaux peu flatteur des algues en Bretagne :

surfaces_algues_bretagne_olmix_megane_650

 


ramassage_algues_vertes_2006_650

 

  

Les algues s'exploitent de différente façon

 

Les quelques dernières 70 000 tonnes d'algues récoltées (en augmentation presque chaque année) en Bretagne (première zone de production de l'hexagone) sont ramassées par une cinquantaine d'exploitants équipés de goémoniers (bateaux dédié à la récolte). 

 

  • L’algue pour l’agroalimentaire

Dans l'agroalimentaire, les usines des sociétés comme  Danisco (Landerneau) et Degussa (Lannilis) font figure de poids lourds en Finistère Nord : à partir d'algues laminaires récoltés sur place, ces "alginatiers" produisent des alginates (gélifiants extraits d'algues sous forme de poudre)  utilisés dans l'alimentaire (texturants pour les yaourts, par exemple) ou d'autres secteurs (fabrication de pâte à papier...). 

On trouve aussi une dizaine de PME comme Algues de Bretagne (Rosporden, Finistère), qui commercialise des algues alimentaires ramassées sur les côtes bretonnes, ou Olmix (Bréhan, Morbihan), qui fabrique en particulier pour l'alimentation animale des additifs à base d'extraits d'algues stimulant l'immunité naturelle (pour remplacer les antibiotiques dans l'alimentation animale).

 

 

  • L’algue en cosmétique

Le secteur cosmétique compte aussi un nombre important d'entreprises. Le laboratoire Sciences et mer (Brest) fabrique des poudres d'algues (à partir de laminaires, fucus, chondrius...) pour ses gammes de produits (enveloppement, boues marines, cataplasme) et fournit les centres de thalassothérapie. Citons aussi, par exemple, Secma technologies marines (Pontrieux, Côtes d'Armor), Sétalg (L'Armor Pleubian) spécialisée dans la cosmétologie et  l'alimentation ou Océalys (Plouzané, Finistère) qui récolte elle-même une trentaine d'espèces d'algues à Molène pour ses cosmétiques marins.
 

  • L’algue pour la Santé

La Bretagne compte aussi des sociétés qui exploitent les microalgues possédant des propriétés intéressantes pour la santé. La Somaig à l'Ile-Grande (Côtes d'Armor) cherche, par exemple, des molécules anti-cancéreuses. On pourrait en citer d'autres : la société Thalgo Nutrition (qui a mis au point le complément nutritionnel Ménocéane), la société Codif (qui commercialise la gammes d’ingrédients Phycosaccharides) ou encore les laboratoires Le Stum (qui ont lancé le complément nutritionnel Xénosulf).

 

  • L’algue comme agrocarburant de seconde génération

Olmix (Bréhan, Morbihan), encore elle, qui s’est lancé dans le projet Morgane afin de produire de l’électricité et maintenant du carburant pour véhicule, grâce notamment au ramassage d’excès d’algues sur les côtes . 

 

De jolis projets pour assurer un développement dans les années à venir.

 

mardi, avril 15 2008

Gaz Naturel Liquéfié (GNL) : Marché sous tension ? du gaz dans nos voitures ?

 

 Marché du Gaz Naturel Liquéfié : pas si fluide !

 

Le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) devrait se tendre dès 2012 d'après une étude de Cap Gémini, en raison d'une demande croissante pour cette source d'énergie, qui permet de varier les importations, et d'une offre limitée due aux retards de grands projets, rapporte LaTribune ce matin.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la part du GNL dans les approvisionnements mondiaux de gaz va quasi doubler entre 2005 et 2010, pour passer de 192 milliards de mètres cubes à 350 milliards.

 

Procédé : 

 

Rendu liquide par refroidissement du gaz à moins de 160°C, le GNL peut se transporter facilement par bateau, contrairement au gaz naturel classique qui transite par gazoduc.

methanier_gnl_gaz_de_france_650
Dernier bateau Gaz de France GNL

 

Avantage 

 

Le GNL permet "de s'affranchir des aléas géopolitiques auxquels sont soumis les gazoducs lorsqu'ils traversent des territoires nationaux", et permet de "diversifier les sources d'approvisionnement", selon l'Institut français du pétrole.
Du coup de nombreux pays construisent des installations de regazéification dans les terminaux méthaniers, ports d'accueil des navires transportant du GNL.

En outre le volume du GNL est 600 fois inférieur à celui de son état gazeux, ce qui rend son transport plus économique.

En France, qui est un gros importateur de GNL (représentant 30% de ses approvisionnements en gaz), quatre terminaux méthaniers doivent être mis en service entre 2012 et 2015.

 

 

Comme carburant ?

Aujourd'hui, force est de constater que les agrocarburants ne pourront être développées pour assurer tout ou partie de la consommation de carburant pour faire tourner nos moyens de transports. La production massive de biocarburants est aujourd'hui "un crime contre l'humanité" du fait de son impact sur l'envolée des prix alimentaires mondiaux, a estimé Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation à la radio allemande. ''En outre, la spéculation boursière internationale sur les matières premières alimentaires doit cesser", rapporte t il dans les colonnes de Libération, afin de limiter les émeutes et la grave crise alimentaire qui commence à sévir.

 

 

Gaz Naturel  : avantages 

 

Le gaz naturel pour les véhicules (GNV) peu donc paraît particulièrement intéressant:

  • les réserves de gaz sont importantes 
  • leur répartition géographique est moins concentrée à l'échelle de la planète que celles de pétrole.
  • Son utilisation est par ailleurs particulièrement compatible avec les progrès des moteurs.   

 

 

Inconvéniants du gaz naturel pour les transports :

 

En France, il présente l'inconvénient de disposer de peu de stations de distribution pour une diffusion massive en tant que carburant et d'une offre de véhicules particuliers encore limitée quoiqu'en croissance. Seul les flottes tels que les autobus et les bennes à ordures ménagères : ils sont moins polluants et peu bruyants. Leurs dimensions et leurs modes de ravitaillement expliquent en fait qu'ils n'ont pas la contrainte du stockage de carburant.

L'exemple en véhicule léger urbain avec Otolis .

 

Reste à savoir si son utilisation permet des gains substantiels en terme d'émission de CO2...?

D'après certaines études qui datent de 2003 (voir le site du Gouvernement et de l'industrie aux énergies en bas de page), les performances des véhicules GNV dédiés en terme d'impact sur l'augmentation de l'effet de serre s'avèrent meilleures que celles des véhicules conventionnels (essence et diésel). Et d'une façon générale, Le GNV, sur l'ensemble de son cycle de vie, présente un potentiel intéressant de diminution des impacts environnementaux.

 

Reste que l'on ne cherche pas à s'extraire d'un mode de fonctionnement liée à une énergie non renouvelable.

Les acteurs restent les mêmes...

 

 

Intervenants

 

Les opérateurs cotés sont TOTAF (FP), Gaz de France (+Suez) et Vinci (DG) qui a repris près de 75% du capital d'Entrepose Contracting.

 

Zoom sur Entrepose Contracting : la société

 

entrepose_contracting

 

La société est spécialisé dans la conception et la construction d'installations clés en main dans l'industrie de la production pétrolière, gazière (GNL) et de l'énergie.

 

Les activités se répartissent comme suit :

  • ingénierie, construction et pose de conduits onshore ;
  • ingénierie, construction et mise en service d'installations de traitement et de transport : unités de développement de champs pétroliers, stations de compression et de transport de gaz, unités de traitement de pétrole et de gaz, unités de valorisation énergétique, etc.
  • ingénierie, construction et maintenance de réservoirs de stockage : réservoirs cryogéniques du gaz naturel liquéfié, réservoirs de pétrole brut, de produits raffinés, de gaz industriels, d'eau, etc. ;
  • prestations de services côtiers : pose de conduits pétroliers en eaux peu profondes, recherche de sources d'eau douce en mer, prestations de dépollution en mer.

 La société est côtée à la bourse de Paris sur Eurolist C sous le code ENTC et FR0010204321 

 

Perspectives

Le carnet de commandes s'établit à 457 millions d'euros au 1er janvier 2008 (contre 340 millions d'euros au 1er janvier 2007) dont 32% pour l'activité Pipelines, 5% pour l'activité Opérations côtières, 40% pour l'activité Réservoirs de stockage et 23% pour l'activité Projets de traitement et de transport.

 

entrepose_contracting_gnl_650
Vue Long terme depuis l'introduction en bourse de la société

 

 

Source : Gaz de France , le site du Gouvernement aux énergies et Entrepose Contracting.

 

 

samedi, mars 29 2008

BREVE : Le CEA produit du BioHydrogène à partir d'algues

  

L’algue unicellulaire Chlamydomonas reinhardtii

possède une enzyme de type hydrogénase

 couplée à la chaîne photosynthétique, qui lui permet de produire de l’hydrogène

en utilisant l’eau comme donneur d’électrons et le rayonnement solaire comme source d’énergie.

Bien que cette réaction permette la production d’hydrogène par des énergies renouvelables,

les applications biotechnologiques sont limitées

car le phénomène de production d’hydrogène est transitoire.

Ces recherches, qui visent à stabiliser la production d’hydrogène

sans avoir recours à une carence minérale

(protocole couramment employé qui limite les performances de l’algue),

sont menées dans le cadre d’un programme européen du 6ème PCRD (SOLAR-H).

"Un nouvel interrupteur génétique permettait de contrôler efficacement l’activité du photosystème II
et de déclencher la production d’hydrogène stable" annonce G. Pelletier.
Etude issue de publication du
 Laboratoire de Bioénergétique et Biotechnologie des Bactéries et Microalgues (LB3M)
en collaboration avec le laboratoire de J. D. Rochaix (université de Genève, Suisse).


lundi, février 11 2008

La peche a l'hydrogene : les marins du Croisic vont s'y mettre

 

 Pêcheurs et scientifiques de la région nantaise

travaillent à la mise au point d'un chalutier fonctionnant avec une pile à combustible.

 

 

Non polluant et econome, il pourrait également régler les problèmes provoqués par la hausse du gasoil.

 

Après les voitures (BMW et sa Hydrogen7 par exemple) et les avions (successeur du concorde l'A2 ), l'hydrogène va également propulser les bateaux.

La pêche a connu la révolution du passage de la voile au diesel. Aujourd'hui l'ère du diesel est terminée. La prochaine révolution sera celle de l'hydrogène ». Le Croisicais Hugues Autret, ne cache pas son enthousiasme devant le projet que développent le Comité régional des pêches qu'il préside et le Pôle de recherche et d'innovation de Nantes Atlantique et d'Atlanpole (PRINA).

 

Pour l'heure ce bateau n'existe qu'a l'etat de...maquette, mais ils espèrent ainsi une mise à l'eau du prototype en 2009.

Le principe est simple : extraire l'hydrogène de l'eau, par électrolyse par exemple, puis comprimer l'hydrogène qui lui-même va alimenter, via la pile à combustible, un propulseur électrique. Comparé à la voiture, les problèmes engendrés par le stockage du gaz et le surcoût de la technologie sont moins criants.

 

Sur un bâteau, « les volumes disponibles pour le stockage sont plus importants et le surcoût lié au système de propulsion est proportionnellement moins important que sur une voiture », indique Frédéric Meslin, le délégué général du PRINA . D'ultimes études de faisabilité auront lieu en 2008. Et les pêcheurs du Croisic se prennent à rêver d'une flotte propulsée à l'hydrogène d'ici 5 à 8 ans.

 


L'ouest français aura une longueur d'avance. Le projet nantais est en effet unique dans l'hexagone. Hors des frontières, l'Allemagne, le Danemark, la Suède et surtout l'Islande s'intéressent de près à l'utilisation de l'hydrogène dans la filière maritime.

dimanche, janvier 27 2008

La technologie hydrogene : bientot dans nos voitures (Turbo M6 et le FORD Hygrogen et autres BMW serie Hydrogen7...)

 

 

La technologie hydrogène


Présentation

Il est invisible mais il fait partit de la composition de l’air que l’on respire au quotidien, et rentre dans ce que l'on trouve le plus sur terre l’eau : H2O.

 

 

Il sera l’avenir de la voiture, de nos moyens de deplacement, avec certainement la technologie du moteur a Air comprime developpe par MDI France a Carros (06) par l'equipe de Guy Negre, ancien developpeur de chez Renault.

 

Turbo sur M6 samedi 26 janvier 2008 avec M. Chapate, nous ont encore montre, les avancees du vehicule a hydrogeneaux Etats-Unis. Ford avec un modele tres americain, nous a demontre que cette technologie est carrement bleffante !.

  Pour visionner l'essai cliquer ici

Completement silencieux, le vehicule se deplace laissant echapper de…l’eau de son pot d’echappement et de l’oxygene ! Ici c'est ZERO emission de CO2 ou autres GES !. De plus la pile se recharge sur…une prise electrique classique de maison.

 

Rien a voir donc avec les categories actuelles des vehicules de categorie A ou B selon l'ADEME pour les emissions de CO2.

Un tel vehicule en France beneficierait de la super-prime de 5.000 euros sur les bonus / malus pour les voitures aux emissions de CO2 de moins de 60g/km.

 Comment l’utiliser ?

- Comme carburant : l'hydrogène peut fonctionner comme carburant dans un moteur thermique  
BMW a developpe son gros modele luxe la serie Hydrogen7, le modele le plus aboutit en Europe, meme s'il est encore hybride avec l'essence!. Un vrai bijou d'apres les equipes de Turbo sur M6 ...

 

 

- Comme vecteur d'énergie : l'hydrogène sert alors à alimenter une pile à combustible qui produit de l'électricité pour un moteur électrique fonctionnant ou non en binôme avec un moteur thermique conventionnel.
La pile à combustible fonctionne sur le principe inverse de l'électrolyse de l'eau. En produisant de l'électricité, et en rejetant seulement de la vapeur d'eau, sans la moindre émission polluante si l'hydrogène employé est pur.



Que peut-on en retirer ?

Beaucoup d’avantages,on vient de le voir qui vont dans le sens des engagements des pays signataire des accords de Kyoto ou pour l’Union Europeenne des objectifs de reductions des emissions de CO2.. 

Plus d’emissions de CO2 et autres GES (gaz a effet de serre, comme les Nox….), plus de moteur a explosion, plus de dependance au petrole, plus de particules en suspension... .

 

Malheureusement, la recherche coute cher (mais apres tout il faut savoir ce que l’on veut exactement !) et il reste encore beaucoup de questions a regler : la securite des vehicules en cas d’accidents, d’entretien tout au long de la vie du vehicule, du reseaux de stockage, de distribution.

Aux Etats-Unis, et en Californie notament,

 

la region se dote de reseau (24 stations) de distribution depuis les annees 2000 avec pres de 180 vehicules en tests avec des marques aussi connue que DAIMLER, TOYOTA, NISSAN, GM, FORD... 9 modeles en tout, pour 33 organismes qui pensent que la technologie hydrogene, sera la remplacante du moteur a explosion, anime par le petrole.

 

Daimler F-cell                                      Volwagen Touran HyMotion

 

 Hyndai FCEV                                        Nissan FCV

 

Toyota FCHV

 

 

Production de masse :

 

Maintenant, le tout est de passer en mode production, a tres grande echelle (fabrication des piles a combustible…), ce qui n'est pour l'heure pas d'actualite. FORD parle de 2015 et 2020...

 

Pourtant les nouveaux modeles defilent aux salons internationaux de l'automobile :

 

Le GM Provoq

 

La Honda FCX

 

 

Plus loin...

On appreciera que pour l’heure les leaders des gaz comme l’hydrogene sont en Europe au nombre de 2 :

le francais Air Liquide

 

 

et Linde.

 

 

 

vendredi, janvier 18 2008

Le biocarburants en France (filiere production / transformation et stations du biodiesel et du bioethanol)

 

Preambule :

ici les termes biocarburant (biodiesel et bioethanol), ont un prefixe bio,

qui n'a rien a voir avec la certification AB (agriculture Biologique) dit <bio> propre a la France ,

mais l'appelation specifie la provenance d'origine renouvelable.

 

Remerciements pour les informations essentielles a Plateforme Biocarburants

 

 

 

p

Le developpement des biocarburants au sein de l'UE a pour objectif essentiellement de remplacer partiellement le diesel et l'essence en vue de respecter les engagements en matière de changement climatique, d'assurer une securite d'approvisionnement durable et de promouvoir les énergies renouvelables.

 

Dans le cadre du protocole de Kyoto l'UE s'est engagée à réduire d'ici 2008-2012 ses émissions de CO2, principal responsable du changement climatique.

 

Nous savons bien que les transports en produisent de plus en plus. Les transports routiers, notamment, sont à l'origine de 85% des émissions du secteur des transports et sont depend par ailleurs à 98% du pétrole.

 

Grace a la recherche, le biodiesel et le bioéthanol constituent aujourd'hui les alternatives les plus prometteuses à court terme, alors meme qu'ils pensent sur l'equilibre de la production alimentaire.

 

 

Le biodiesel

 

L'Union Europeenne reste aujourd'hui la principale région du monde à avoir développé la filière biodiesel.

En 2006, la production de biodiesel dans l'U.E. a atteint 5'507 Ml (soit environ 90-95% de la production mondiale annuelle), et la France est le second producteur loin derriere l'Allemagne.

 

Pourtant, le plus gros producteur de biodiesel de l'UE est Diester Industries, du groupe français Prolea/Sofiproteol .

 

Le groupe possède quatre usines à Grand-Couronne (300 Ml/an), Sète (225 Ml/an), Compiègne (100 Ml/an) et Boussens (40 Ml/an), auxquelles devraient s’ajouter, les sites du Mériot (220 Ml/an) et de Montoir/Saint-Nazaire (280 Ml/an) en production.

 

Fabrication avec par exemple a partir du colza :

 

 

 

De par ses caracteristiques physico-chimiques proches de celles du diesel conventionnel, l'utilisation du biodiesel ne pose pas de problème majeur et ne nécessite en principe aucune modification du moteur, si ce n'est l'éventuel remplacement de certains joints et durites.

 

 

 

Le bioethanol

 

Le bioethanol est le biocarburant le plus produit au monde avec plus de 45'000 Ml en 2006. Ce chiffre est essentiellement le fait des Etats-Unis (41%) et du Brésil (40%) puis de l'Union Europeenne. La France etant le 3ieme producteur europeen.

 

La France compte deux acteurs bien connu du grand public, cerealier et surtout sucriers.

 

le groupe Tereos,

 

(fusion de Union SDA et de Beghin Say) produit du bioéthanol à partir de blé et de betterave dans ses usines d'Origny, de Provins ainsi que dans les distilleries de Morains et Artenay.

L'entreprise dispose d'une capacité de production de 50 Ml/an. Le groupe attend l'attribution des futurs agréments du Plan Biocarburants français pour la construction de deux nouvelles usines à Lillebonne (250 Ml/an) et à Origny (200 Ml/an).

 

 

Le groupe Cristal Union,

 

qui regroupe des coopératives betteravières de Champagne-Ardenne, a également déposé un dossier pour une usine de 200 Ml/an à Bazancourt.

 

Dans les deux pays (Espagne et France), la transformation de l'éthanol en ETBE est assurée par des groupes pétroliers, comme Total en France, qui gère avec les producteurs d'éthanol et les organismes représentant les betteraviers et les céréaliers, les trois sites de production (Feyzin, Nord ETBE et Ouest ETBE).

 

Precautions :

L'éthanol n'est pas entièrement compatible avec l'essence ordinaire et son utilisation nécessite certaines précautions.

 

 

Retrouvez les 199 stations a ce jour en France sur ce site :

 

 

 

 

Rapport de situation sur les biocarburants

de la Commision Européenne (extrait)

 

Le 10 janvier 2007, la Commission a présenté au Parlement européen et au Conseil un rapport sur les progrès accomplis dans le domaine de l'utilisation des biocarburants dans les États membres.

Dans ce rapport, la Commission affirme une nouvelle fois que l'utilisation accrue des biocarburants aura d’importants effets bénéfiques sur la sécurité d'approvisionnement et la lutte contre les gaz à effet de serre. Le recours accru aux biocarburants est le seul moyen actuellement disponible pour réduire la dépendance quasi-totale du secteur des transports à l’égard du pétrole et constitue l'une des manières de réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports.

 

 

Et les constructeurs commencent a jouer le jeux ( Lien ).

 

dimanche, décembre 9 2007

Les algues : autre axe de développement durable (capteur de co2, biomasse, carburant , lampadaires...) Taiwan s'y met ! avec gracillaria et la sargassum ...

L'algue au service de la nutrition, l'algue sauce cosmétique, l'algue source de molécules médicamenteuses ou l'algue source de matière industrielle (bioplastiques...), et maintenant l'algue source de développement durable !

 

En effet en l'état actuel des recherches, plusiseurs modes de consommer l'algue arrivent. Vous pourrez retrouvez de plus amples information sur notre nouveau site internet issu du blog : www.ecolo-trader.fr  

 

 

L'algue consommatrice de CO2 :

 

l’utilisation des algues pour consommer le CO2 que nous produisons à la sortie de tout dispositif industriel qui en produit, c’est-à-dire les fours ou les usines de production d’électricité à partir de combustibles de tous types, fossiles ou renouvelables, qui passent par une combustion.

Les algues en effet ont l’avantage de se reproduire à toute vitesse et ont besoin pour se développer de CO2 comme les autres végétaux terrestres. Aux Etats-Unis le laboratoire GreenFuels Technologies créé par un ancien du MIT, développe le concept, et en Europe, la société Schmack Biogas AG a développé son procédé de purification du biogaz grâce à des micro-algues.

 

 

Comment cela marche ? 

 

1 > Les algues sont disposées dans des tubes transparents où elles sont exposées à la lumière du jour qui les fait se développer.

2 > On fait circuler dans le circuit des effluents gazeux en provenance d’un four par exemple qui leur fournit le deuxième élément nécessaire à leur croissance le CO2.

3 > Une fois débarrassés de CO2, les gaz sont renvoyés dans l’atmosphère purifiés.

4 > Les algues elles-mêmes sont évacuées régulièrement du circuit au fur et à mesure qu’elles grossissent.

 

Une fois séchées, elle sont utilisées comme une matière première végétale bon marché pour soit :

en extraire des produits mélangeables à du diesel soit,

entrer dans un cycle de fabrication d’Ethanol à partir de leur biomasse.

 

Source Agoravox

 

Le processus permet de réduire les émissions de CO2 dans les gaz d’usine ou de four autour de 40 % et dans les nitrates de l'ordre de 86 %.

 

OLMIX une société bretonne côté à la bourse de PAris (code OLM) a décidé de se lancer dans l'aventure ( Lire l'article )

 

Inconvénient : il faut de la surface pour mettre en place les batteries de tuyaux nécessaires à cette activité et il faut un ensoleillement important. 

OLMIX une societe francaise se lance sur la transformation d'algues bretonne en biogaz (lien vers l'article).

 

 

Un premier essai est en cours d’ores et déjà dans une centrale au charbon et  Greenfuel Technologies qui espère en démarrer deux autres avant la fin de l’année pour pouvoir passer au stade du pilote en 2008.

Pas de problème financier, des investisseurs californiens ont déjà mis 11 millions de dollars dans l’aventure.

Plus dans le Nord, dans l’Ohio, Etat frontière avec le Canada et berceau de l’automobile américaine, d’autres chercheurs travaillent sur un système de culture de microalgues sur des parois verticales souples en utilisant une technologie canadienne pour collecter et transmettre la lumière solaire par fibres optiques. Le but étant de maximiser l’exposition solaire et de minimiser l’encombrement des bioréacteurs.

Quant a Schmack-biogas, elle cherche a optimiser à l'échelle pilote son projet qui durera jusqu'à mars 2008 et sera financé par l'agence allemande des matières premières renouvelables FNR.


Le programme Rotterdam Climate Initiative (la municipalité et le port de Rotterdam en font partie) a rassemblé des spécialistes de l'énergie et de l'industrie des algues à Rotterdam afin d'évoquer le developpement de culture en bacs fermes d'algues en pleine mer ou sur sol.

Epobio, la plate-forme scientifique financée par l'Union européenne cherche a évaluer ce potentiel au sein de toute les autres ressources renouvelables d'origine végétale non alimentaire (valorisation des déchets, biomatériaux, etc) .

 

Autre voie de developpementL' A.G.M.

 

Les biologistes américains comme  Craig Venter connu pour ses succés dans le développement du génome humain, au sein de sa nouvelle start-up synthetic genomics, essayent de fabriquer des micro-Algues Génétiquement Modifiées pour améliorer le rendements des processus naturels. 

Toutes ces recherches prendront du temps bien sur avant de déboucher sur le processus industriel a grande echelle et sortir des laboratoire.

 

 

Mon  prix de l originalite remis a la societe Tyca : Le lampadaire c'etait elle...

 

La societe Tyca specialiste de l'aquaculture et l'aquariophilie, vient de faire un bond en avant extraordinaire, dans le domaine du controle des algues. En effet il se dit que meme la ville de Libourne serait prête à s'équiper de "lampadaires-puits à CO2". La société Tyca, qui a imaginé le procédé, propose d'utiliser le pouvoir d'absorption du CO2 par les algues en construisant des lampadaires qui auraient le double avantage d'activer les qualités du végétal marin et d'éclairer la cité. Cela marche, assure-t-on chez Tyca qui a déposé le brevet. Reste à trouver l'industriel qui financera les premiers prototypes. Pour l instant il est difficile d en savoir plus (rendement, production, entretien...) !.

 

 

La France n est pas en reste :

 

En effet le second Prix Etudiant Epe a ete remis a Camille Nkodia, auteur d'un rapport sur un procédé de fabrication massive de biocarburant grâce à la production d’algues nourries au CO2.

<< ... le rendement des microalgues est 30 fois supérieur à celui de matières traditionnelles telles que le Colza ou le maïs par exemple. Ce système supprime tous les problèmes liés à la concurrence agricole et à l’appauvrissement des sols puisqu’elles seraient cultivées hors sol. D’autre part elles ont besoin de capturer de grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère afin de croître. Ce qui pourrait se révéler intéressant pour lutter contre les émissions de dioxyde de carbone et le phénomène de l’effet de serre. D’autre part, il faut savoir que les biocarburants seraient quant à eux 30 à 40% moins chers que les carburants fossiles >>.

CamilleNkodia



Un futur remede si l on recuperait les algues qui couvrent les cotes bretonnes...???

 

Source Rapport du Senat

 

Jeudi 14 fevrier 2007 : source ENERZYNE

Le ministère de l'agriculture taiwanais (COA) a annoncé qu'il allait financer des expériences pour transformer deux algues microscopiques, la "gracillaria" et la "sargassum", en bio-carburants.

Ces algues sont riches en polysaccharides qui peuvent être transformés en éthanol.

Les recherches actuelles montrent que la fabrication de bio-carburants à partir des lipides des algues n'est pas intéressante pour des raisons de coût d'extraction et de faibles rendements. La gracillaria est cultivée (253 ha en 2006) sur les côtes de Taiwan depuis des années comme nourriture pour les humains et pour l'élevage de coquillages. La demande a chuté depuis quelques années et l'Institut de recherche sur les pêcheries a recherché des utilisations de substitution et en a trouvé deux : les cosmétiques et les bio-carburants.

La sargassum a été choisie pour son abondance avec un volume de production 10 fois supérieur à celui de la gracillaria.

 

 

jeudi, décembre 6 2007

E85 : Flexfuel, bioéthanol ou superéthanol....BIOCARBURANT ? ou Agrocarburant ?

E85

L'E85, ou bioéthanol, superéthanol, est un carburant destiné à des moteurs essence adaptés à son utilisation.

Il contient un mélange de 85% d'éthanol et 15% d'essence classique.

On le dit donc BIO car l'éthanol est lui obtenu par conversion des biomasses végétales, soit par fermentation (sucre extrait de la betterave ou de la canne à sucre) soit par distillation : l'amidon du froment ou du maïs, qui sont donc des ressources renouvelables.

Retrouvez toute la controverse des AGROcarburants par Fabio FERRARI sur le site internet ecolo-trader.fr

 

 

 

Les véhicules qui l'utilisent sont communément appelés Flexfuel.

Liste des véhicules pour la France ( cliquer sur le lien )



Avantages du bioéthanol :


L'utilisation d'E85 implique trois grands avantages.

 

D'un point de vue environnemental :

-le dioxyde de carbone (C02), gaz à effet de serre, que les moteurs fonctionnant à l'E85 rejettent est celui que les plantes ont absorbé lors de leur croissance. Ils seraient donc neutres du point de vue de l'émission de gaz à effet de serre.

-Pour produire 1 MégaJoule d'énergie il faut utiliser 0,85 MJ avec de l'éthanol de blé et 1,15MJ d'énergie fossile.

La filière utilise 1% de l'énergie au transport, 22% de l'énergie pour l'agriculture et 77% pour l'industrie (préparation/transformation).

Il est essentiellement moins polluant sur : sensiblement le NOx, le Co, legerement sur le Co2, les formaldéhydes.

 

D'un point de vue économique :

-les biocarburants, utilisés de manière importantes, permettraient de réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger car l'E85 peut être produit en partie en France.

 

D'un point de vue technique :

-le coût de transformation d'un moteur essence classique en moteur fonctionnant à l'E85 ne requiert que peu de modifications techniques, quand ils ne sont pas deja produits comme chez Renault pour le marche bresilien (voir plus bas).



Inconvénients du bioéthanol :

D'un point de vue économique :


-Les coûts de production de l'éthanol sont encore élevés, bien plus par exemple que ceux engendrés par le pompage et le raffinage du pétrole. Ensuite, si l'E85 réduit considérablement les émissions de CO2, il ne les supprime pas complètement et reste dépendant dans son fonctionnement actuel, à hauteur de 15%, de l'essence traditionnel.

-Que dire de l'impact sur le cours des matières premieres... traduit par un changement de cultures classiques comme le blé vers le maïs par exemple, mieux rémunéré ?

 

D'un point de vue environnemental :

-Il est beaucoup plus polluant en acétaldehyde (impact en cours d'études)

Malgrès un prix plus compétitif il reste néanmoins qu'il nécessite plus d'E85 pour rouler la même distance qu avec de l'essence ordinaire.

 

 D'un point de vue technique :

-Il faut bien sur que l'industrie de transformation gère à leur tout leur consommation d'énergie pour un bilan positif et, s'assurer que la filière agricole ait une gestion exemplaire des intrans (d'ou la sortie d'un superéthanol Fair et Bio comme ne Allemagne ?).

 

 

Lieux de production / utilisation en 2007 et ressources utilisees :

 

Le Bresil : canne a sucre.

Les Etats-Unis : mais.

Le Canada : Maïs et blée.

La Suede : cannes à sucre (importe du Bresil) et betteraves.

L Allemagne : blé, betteraves et maïs.

La France :blée (71%) betterave (15%) et maïs.

L'Italie, la Suisse, l'Autriche pour l'Europe et l'Australie, l'Indonésie et le Japon pour la zone Asie-Pacifique en projet d'utilisation.

 

L'éthanol caractéristiques

L'éthanol s'évaporant moins bien que l'essence, la composition varie d'un pays à un autre. Il tend a rendre difficile le démarrage à froid. Les raffineries ajustent en permanence la teneur en éthanol en fonction des saisons et des lieux de commercialisation.

Au Brésil, il atteint 95% contre 65 à 85% en France.

L'Autriche a décidé de son coté de développer l'E5 (5% d'éthanol).

 

Dommages collatéraux des biocarburants

Le Bresil, mais surtout l'Indonesie, commence a être critiqué comme le Brésil pour leur politique extensionniste de déforestation afin de planter les palmiers qui produisent de l'huile -de palme- (pour les biocarburant, la nutrition et l'hygiène).

L'Indonésie qui possède près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d'Asie du Sud-Est ( îles de Bornéo, de Sumatra et en Irian Jaya), a perdu en 50 ans 72% de ses forêts anciennes. L'équivalent d'un terrain de football de forêts disparaît en Indonésie toutes les dix secondes, soit deux millions d'hectares tous les ans. Selon Greenpeace, la disparition totale des forêts et tourbières de la province de Riau (centre de l'île de Sumatra) pourrait libérer à terme l'équivalent de la production mondiale annuelle de gaz à effet de serre. Sur cette province, des projets massifs d’expansion porteraient sur plus de 3 millions d’hectares, souligne l'organisation écologiste et pose des problemes de disparition dramatique d'especes comme l oran-outan. Cette expansion aura des conséquences dramatiques sur l’équilibre du climat puisque ces tourbières stockent 14,6 Giga tonnes de carbone, l’équivalent d’un an d’émissions de gaz carbonique dans le monde, poursuit-elle...le monde à l'envers ?.

 

 

BIOCARBURANT : l'attente des "secondes générations"

la route vers le Jatropha : lien

 

Que faut il changer sur le véhicule ?

En fait l'éthanol n'ayant pas vraiment propriétés chimiques énergétiques, des 10% d'ethanol, des modifications sont necessaires. Mais le réseau de revente d'E85 eéant peu developpé, les constructeurs ne proposent ç l'heure actuelle des véhicules Fluxfuels capables de fonctionner avec du superéthanol ou/et de l'essence.

 

Pour les anciens véhicules il faut alors changer :

  1. les différents tuyaux (axcès-réservoir-moteur)
  2. la pompe ç carburant doit être plus grande,
  3. la sonde qui assure l'équilibrage de la combustion,
  4. ainsi que son calculateur et,
  5. les soupapes du moteur doivent être renforcées.

Des kits sont commercialisés dans le commerce.

 


Biocarburant  : la situation en France


La situation a récemment changé. Le Gouvernement a ainsi engagé une politique de développement des biocarburants : il s'agit de porter leur part dans les carburants mis à la consommation en France à 7 % en 2010 et 10% en valeur énergétique en 2015, alors qu'en 2005 leur taux d'incorporation n'était que de 1%.

Pour 2010, le Gouvernement a donné des agréments permettant de construire les usines nécessaires : 2,7 millions de tonnes agréés sur 2005 et 2006 permettant la construction de 16 usines nouvelles, soit 2 milliards d'euros d'investissements.

 

 

 

La carte des stations de biocarburant en France :

 


D'un point de vu fiscal, le soutien aux biocarburants se compose ainsi :


- une exonération partielle de taxe intérieure de consommation (TIC) : actuellement 33 €/hl pour l'éthanol (direct ou ETBE), 30 €/hl pour l'EEHV et 25 €/hl pour les EMHV, EMHA et biodiesels de synthèse.


- depuis 2005 une taxe (TGAP biocarburants) : elle oblige les pétroliers et les distributeurs à incorporer un certain pourcentage de biocarburants dans les carburants mis à la consommation en France. A défaut les opérateurs acquittent une pénalité proportionnelle à la part de biocarburants qu'ils n'ont pas incorporés.

 

 

Du côté du Quebec : (article repris)

  

En raison des impacts environnementaux liés à la culture intensive du maïs, le gouvernement Charest empêchera le développement de l’industrie de l’éthanol. Il s’agit d’une volte-face, puisqu’il faisait récemment l’apologie de cette pratique qu’il appuyait sans réserve.

Pas plus tard qu’en mai 2005, le ministre de l’Agriculture d’alors, Yvon Vallières, donnait le feu vert à la construction de la première usine d’éthanol fabriqué à partir de maïs-grain, à Varennes, «pour des raisons économiques et écologiques évidentes».
Or deux ans plus tard, prétextant à nouveau des raisons «environnementales», le gouvernement recule et jure qu’on ne l’y reprendra plus: aucune autre usine d’éthanol à base de maïs-grain ne sera construite au Québec.
À l’émission Enquête de Radio-Canada, hier soir, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, promettait en effet que cette usine serait la première et la dernière du genre. «Il faut se tourner vers d’autres sources», disait-il.
Sa collègue de l’Environnement, Line Beauchamp, abonde dans son sens en raison « des impacts environnementaux liés à la culture intensive du maïs ». « En ce qui nous concerne, c’est une première et une dernière », a indiqué hier à La Presse le porte-parole de la ministre, Philippe Cannon.
Cet impressionnant revirement de situation, qui résulterait en grande partie d’une guerre entre les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, survient au moment où de plus en plus de voix s’élèvent dans le monde contre le détournement du maïs-grain pour des fins de transport. Car ce choix, d’autres que le Québec l’ont fait, les États-Unis en tête.
C’est que cet engouement subit pour le grain jaune ne se fait pas sans heurts. Les experts parlent d’une dégradation des sols visés par la culture intensive, de la contamination des cours d’eau, de l’utilisation à grande échelle d’herbicides, d’insecticides et d’engrais, de la hausse du prix des denrées alimentaires et même de la réduction des surplus de maïs habituellement envoyés aux pays dans le besoin.
« C’est simplement absurde, c’est meurtrier », s’exclamait même Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, dans le reportage d’Enquête. « Ça signifie qu’au nord de l’Éthiopie, les camions du Programme alimentaire mondial n’arrivent plus et (...) les gens meurent », ajoutait-il.

Moins de GES ?
Pourquoi, dans ce cas, tant de gouvernements veulent-ils obliger les distributeurs d’essence à inclure de l’éthanol dans leurs carburants ? Pour plusieurs raisons qui vont de l’aide à l’industrie agricole, qui profite pleinement de ce boum, à la lutte contre les changements climatiques, car l’éthanol permettrait de réduire les émissions automobiles.
Mais là encore, les bénéfices de l’éthanol ne seraient pas aussi grands que le prétend le gouvernement Charest. Dimanche, dans une lettre publiée dans La Presse, la ministre Beauchamp soutenait que l’introduction de 5 % d’éthanol dans l’essence vendue au Québec, obligatoire d’ici 2012, permettra « de réduire de 780 000 tonnes par année les émissions de gaz à effet de serre ».
Or le directeur de la division de la recherche sur les émissions toxiques d’Environnement Canada, Greg Rideout, conteste ce genre d’affirmations. Au printemps dernier, le réseau CBC dévoilait les conclusions d’une de ses études : il n’y a aucune différence entre les émissions produites par une voiture qui roule avec de l’essence ordinaire ou avec du carburant contenant 10 % d’éthanol.
Il y aurait certainement une réduction des émissions de monoxyde de carbone, selon lui, mais celle-ci serait annulée par une augmentation des émissions d’ozone, responsables du smog.

Déchets domestiques
Que faire, donc, pour répondre aux cibles de Québec (5 % en 2012) et d’Ottawa (5 % en 2010) ? Se tourner vers les déchets de monsieur et madame Tout-le-Monde, semble-t-il.


Appelé éthanol cellulosique (ou éthanol de deuxième génération), le biocarburant fabriqué à partir de déchets domestiques ou de résidus forestiers et agricoles fait en effet l’objet de projets pilotes un peu partout en Occident, notamment au Québec où des entreprises comme Enerkem tentent de commercialiser cette technologie à grande échelle. En juin dernier, d’ailleurs, le premier ministre, Jean Charest, annonçait l’octroi de subventions de quelque 25 millions de dollars pour la recherche sur l’éthanol cellulosique. Une chaire de recherche a été créée à l’Université de Sherbrooke et deux usines de démonstration sont en construction dans la même région.
«(Avec l’éthanol cellulosique), on est dans un autre monde, précisait la ministre Beauchamp dans La Presse, dimanche. On est véritablement dans le développement durable. »

 

  

Un peu plus bas :

 

 

Aux Etats-Unis, le Midwest célébrait le boom de l’éthanol. Aujourd’hui, il doit redouter le «krach». En quelques mois, le retournement a et spectaculaire. Pour répondre à la demande de cet additif de l’essence, dérivé du maïs, les agriculteurs américains avaient augmenté de 15 % leurs surfaces plantées au printemps.

Pour aider l’Amérique à «s’affranchir de sa dépendance à l’égard d’importations de pétrole», des géants de l’agrobusiness comme Archer Daniels Midland ou des firmes spécialisées comme VeraSun Energy ou POET, ont construit des dizaines d’usines d’éthanol. De multiples coopératives d’agriculteurs, soutenues par des aides publiques, ont fait de même. Si bien que de 72 en 2004, le nombre de raffineries produisant ce liquide transparent qui ressemble à la vodka est passé à plus de 120. Si toutes les usines en construction se mettaient en route, les Etats-Unis deviendraient importateur de mais... 

 

Conclusion :

La production et l'utilisation montre ses limites en déséquilibrant les prix des matières premières, mais son bilan environnemental resterait positif, mais hautement perfectible et nécessiterait des règles mondiales de "bonnes pratiques" .

Ce carburant doit représenter une étape de transition en attendant la sortie de nouvelles technologies de l'après-pétrole, sans oublier de rééduquer notre dépendance énergétique quotidienne.

 

Par EcoloTrader sur www.ecolo-trader.fr